Ce n'est pas le moment ....
- lauspez
- 28 sept. 2018
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 24 avr. 2019
Impossible, Impossible d'écrire, Rien, Rien de visible, Ne rien faire ...

Cet été, j’avais du temps et des sujets à proposer, car au début de l’été j’ai eu la chance de vivre des moments professionnels très riches dont je voulais garder les pépites et les partager (un séminaire avec 200 managers, la clôture d’un accompagnement de managers sur un an et demi, ...).
Et pourtant impossible de les mettre par écrit,
impossible d’alimenter ma page "inspirations",
Et même impossible d’écrire ce que j’écris aujourd’hui.
Je suis allée chercher dans les écrits de Baudelaire sur le spleen au cas où ses mots pouvaient en parler, rien.
Même si en créant 'inspirations", je m’étais dit que je l’alimenterai en fonction des sujets qui m’inspiraient sans m'imposer de régularité (Et jusqu’à juin c’était plutôt régulier :-))), j'avais des sujets et rien
Cet été, je me suis accompagnée en acceptant que j'étais dans une "groan zone", dans une phase de retrait, de chômage (cf le 7ème jour dans la bible). C'est une phase que je connais bien en accompagnement individuel et collectif et que j'accompagne avec assurance et sécurité car elle est le pivot d'une émergence riche en nouveautés. Je donne souvent comme métaphore : la période qui sépare le moment où l'on plante une graine et le moment où quelque chose pointe à la surface de la terre.
Dans cette phase, impossible même de contacter des personnes, de prospecter, de planifier des actions. Rien n'est visible sauf l'ennui et l'inaction, le temps qui passe trop lentement parfois l'impatience et la colère, et pourtant ce n'est pas parce que rien n'est visible, que rien ne se passe (la graine germe) . Alors j'en ai profité pour ne rien faire, puis vers fin août, j'ai commencé à "bouger", j'ai commencé à nettoyer, à faire de la place pour du nouveau. Mais rien de tangible et mesurable.
Doucement en septembre, du nouveau est venu, inattendu, étonnant. Des propositions professionnelles intéressantes m'ont été faites et à ce moment-là je savais quoi faire, quoi écrire. Dans les moments de grosses activités, je repensais à ces moments où je vivais cet état peu agréable mais utile, qui permet de respecter les lois naturelles et ainsi d'éviter les surchauffes tant présentes dans nos organisations (burn-out et autres symptômes de l'hyperactvité et de l'objectif à atteindre)
Enfin, je vous partage combien il a été difficile de trouver une image, qui pouvait représenter cet état pour "égayer" ce post.

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