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Se réinventer

  • lauspez
  • 15 mai 2020
  • 12 min de lecture

« Il n’y a pas de nouveau monde, si je ne suis pas nouvelle » Isabelle Padovani (programme GAIA) 11/05/2020


Les fleurs de mon balcon

Ce que je retiens de cette

période de confinement :




La solidarité/ créativité / agilité


Vive la technologie


La maladie


Désapprendre une peur








La solidarité/ créativité / agilité

Faute de pouvoir vendre ses fleurs, un horticulteur de Plerguer (Ille-et-Vilaine) a décidé d'aller fleurir le cimetière de sa commune. Il a partagé sa journée de dimanche sur les réseaux sociaux."J'ai une dame qui m'a appelé parce que j'avais fleuri la tombe de son enfant. C'était touchant", raconte Romain.

"Je pense que dans des moments comme ce là il faut être vraiment solidaire", conclut le post Facebook. D'autant que les difficultés s'annoncent pour cette entreprise, fermée depuis une semaine, dont les employés sont au chômage partiel. "Si c'est bloqué encore au mois de mai, ça va être vraiment compliqué. Je ne sais pas comment je ferai pour sortir de ça", s'inquiète Romain.





L’opération d’envergure a démarré ce mardi matin 7 avril, à l’usine Solvay de Melle. Elle se poursuivra mercredi 8, sur le site où l’on fabrique des produits chimiques organiques pour l’industrie pharmaceutique, la cosmétique, la pétrochimie ou l’agroalimentaire. Une soixantaine de pompiers et une vingtaine de véhicules du Service départemental d’incendie et de secours sont mobilisés pour récupérer environ 4 000 litres de gel hydroalcoolique, le liquide le plus précieux du moment, à l’heure de l’épidémie de Covid-19.

“C’est le don le plus important depuis le début de la mobilisation”, souligne le colonel Stéphane Gouezec, directeur du SDIS 79, qui centralise les besoins et les stocks de gels et de masques en lien avec l’Agence régionale de santé. “Cela représente plusieurs semaines d’autonomie pour les professionnels de santé deux-sévriens prioritaires en la matière. Il s’agit d’une grosse opération logistique pour les pompiers, qui sont en attente de rendre service et qui procéderont vendredi à la distribution. C’est un immense plaisir de pouvoir aider.”

https://www.ouest-france.fr/nouvelle-aquitaine/melle-79500/deux-sevres-coronavirus-l-usine-solvay-de-melle-offre-4-000-litres-de-gel-hydroalcoolique-6a0fc398-78cf-11ea-9548-7e5c4225491f



À Paris, le cinéma La Clef fait parler de lui pendant le confinement pour une raison très particulière. Comme tous les autres, il a évidemment été dans l’obligation de fermer ses portes suite au confinement. Mais c’était sans compter sur l’équipe qui le gère qui a eu l’idée de poursuivre les projections… sur un mur de la capitale.

Le cinéma La Clef est un cinéma indépendant situé dans le 5ème arrondissement de Paris au 34 de la rue Daubenton. Après avoir fermé ses portes en septembre dernier, il a été repris par l’association Home Cinéma qui, depuis le 10 avril, a décidé d’organiser ces fameuses projections en plein air.

https://creapills.com/cinema-la-clef-confinement-films-20200426


Vive la technologie

les danseurs de l’opéra de Paris :



et l'orchestre philarmonique de Rotterdam



Pour ma part cela s'est traduit par un anniversaire particulier avec la présence d’amis de toute la France via un Zoom, outil auquel je me suis familiarisée pendant cette période.


La maladie Claire Rosart (sur linked in)

De ma covido-contamination, qui a eu lieu voilà 16 jours, puis la maladie qui sévit depuis 11 jours maintenant, je tire un voyage presque initiatique. Certains moments les choses sont douce, puis le moment d'après, elles deviennent border-line. Et ceci dans un cycle qui se repète en boucle.

De ce voyage, voilà ce que je souhaite ramener dans ma valise:

Du Yoyo à l’impermanence !

J’aime bien penser qu’il y a des petites voies de sagesse en tout.

Et ce matin, alors que je me réveille avec une forme du tonnerre (samba !), quand je me retourne, et que je regarde la Claire d’hier, qui respirait mal et faisait des pics à 39°, je me remplis d’humilité. Et d’écoute.

Si je tends l’oreille et que j’ai envie d’écouter une petite voix de sagesse qui se serait nichée là, et qu’à mon tour j’ai envie de souffler quelque-chose à l’oreille de la Claire de tout à l’heure ou de demain, qui, peut-être (probablement…) se sentira à nouveau mal, fébrile et anxieuse, alors ce serait ceci :

Apprends, revisites que tout est impermanent. Ca ne durera pas. Ni le confort, ni l’inconfort.

Toi Claire qui va bien, pense à prendre soin de celle qui ira mal ou moins bien dans une autre tranche de ta réalité. Penses. Et agis moins. L’écho de ce que tu fais aujourd’hui, sera pour elle(s). Invariablement.

Toi Claire souffrante, fais confiance aux autres Claires de ta réalité, celles d’hier et de demain, qui conspirent toutes pour que tu puisses vivre ce moment tranquillement. Ecoutes. Et ressens tranquillement. Sois poreuse, plutôt que peureuse. Car tout ira bien : tout est impermanent !

Mais aussi parce que ce moment d’écoute et d’humilité est nécessaire pour enrichir les Claires de tes autres réalités. Les Claires d’hier et de demain ont besoin de cette racine profonde, pour ne pas s’envoler, trop haut, trop vite, trop loin.

Tout est impermanent et c’est un cycle de vie qui se renouvelle. Qui se nourrit. Mais dans ce cycle de multiples réalités, tout est relié. La distanciation et le compartimentage qui te viennent naturellement avec ton rythme de vie, sont une erreur. Une erreur systémique, puisque c’est le mot qui te parle le plus aujourd’hui... La valse de connexion / déconnexion / reconnexion actuelle est aussi là pour te le montrer.

Claire, sois multiple, et dans chacune de tes couches, sois vivante. Présente. Impliquée ! Tout en restant humble, et en résonance. A l’écoute des petites voies de sagesse qui s’offrent à toi... Ce qui, si tu enlèves la vitesse et l’emballement, est la même chose.

Claire d’aujourd’hui, d’hier et de demain, sois en lien avec chacune des autres Claires. Parce que chacune d’elle est présente agit dans toutes tes réalités. Et parce que chacune a sa raison d’être: chacune équilibre le tout.

"Tout va bien Nous sommes ensemble !" «Tout va bien, Tu es Ensemble »

https://www.linkedin.com/pulse/du-yoyo-à-limpermanence-claire-rosart/


J’ai vécu ce yoyo et quand cela se termine, je me suis demandée pendant plusieurs jours si ça allait revenir. Puis la question, combien de temps après la fin des symptômes, puis je sortir de mon confinement sans risquer de contaminer les autres. J’avais déjeuné avec mon père, âgé, pendant la période d’incubation et pendant 10 jours je redoutais de découvrir que j’avais contaminé mon père. Heureusement non.


Extrait d’un témoignage émouvant :

Et puis, il y a ce dimanche de Rameaux 2020. L’atmosphère n’est pas à la légèreté. Il y a cette fichue pandémie qui nous plonge tous dans la torpeur, et il y a toi, que nous ne pouvons plus embrasser depuis déjà quelques jours, mesures sanitaires de protections obligent. Ça ne fait pas si longtemps mais ça gâche un peu le goût des plaisirs. Un appel, en provenance de ton lieu de confinement, cet Ehpad où tu es claquemuré, pour dire que tu es fiévreux et fatigué.

Deux jours plus tard, le spectre se rapproche : tu as été testé et boum, positif au Covid-19. Cette menace environnante devient pour nous, une part de notre quotidien. Un premier avis médical est plutôt pessimiste ; tu es tellement perclus de fragilités de stigmates que ces dernières années ont gravé dans ton organisme qu’il est très improbable qu’il puisse se défendre et résister longtemps.

Dès lors, le combat commence. Ils me hérissent, celles et ceux dont je vois les propos émailler les réseaux sociaux notamment, pour houspiller tout terme guerrier se rapportant à la situation. Chacun est libre de penser ce qu’il veut, je comprends les diverses interprétations qui en sont faites mais je pense à toi. Toi, tu te bats, contre une maladie puissance infinie. Un combat moche, comme l’est celui qui laisse planer l’issue fatale. Alors le reste…

Dès l’annonce de l’invasion de ton corps par cette saloperie, nous avons dû faire face comme toi, mais d’une autre manière, à toutes les agressions possibles et imaginables. Un jour fièvre, un jour hyper fièvre, au-delà de ce qui peut être supportable sans doute, un jour beaucoup d’oxygène à l’aide, un jour moins ; un jour avec une tension d’organisme en fin de vie, un jour avec un regain salutaire. Et chaque échange avec le personnel soignant est difficile tant on sent la violence de la situation, dans les intonations de voix, dans le choix prudent des mots.

Et tu résistes, contre toute attente, contre tout pronostic. Que sait-on de tout ça ? Peu de choses, ni sur la totalité des symptômes, leur fréquence, leur durée, leur intensité, la façon de les soigner, la résistance de ton corps, la résilience de ton esprit. Il semble que tu te battes, tous ceux qui t’entourent en conviennent et le résultat est là. Le fais-tu par réflexe, parce que tu es un combattant fort par nature, le fais-tu parce que même si ce qu’il te reste de vie ne ressemble en rien à ce que tu as eu et ce que tu souhaites, tu y restes attaché ? comment le savoir ? Qui a le droit de dire d’ailleurs, qui a le droit ?

Une première fois, alors que tu es considéré au bord du précipice de la vie, nous obtenons un droit de visite. Une ligne Maginot avait été déployée pour te protéger, elle n’a pas suffi. Alors, il faut éviter de rajouter du mal à cette 1ere défaite. C’est aseptisés, encapsulés des pieds à la tête, tels d’affreux cosmonautes de téléfilm de série B que nous venons à toi.

J’aurai ce jour-là une chance, si on peut appeler les choses comme cela. Tu ouvres les yeux dès mon entrée dans ta chambre, et ton regard perçant ne me quittera pas pendant dix minutes. Tes yeux parlent, parlent, puisque tu n’as plus de voix. Est-ce que je les comprends ? Là encore je ne sais pas, ton regard ressemble à un écran d’ordinateur emballé, où le texte défile, vite, trop vite, intense, envoutant. Suis-je à la hauteur ? Spontané ? Non, là c’est impossible, bredouillant, maladroit très surement.

Je ne m’attendais pas à ce regard me fixant. M’avait-il déjà fixé avec cette intensité pendant toutes ces décennies, je ne m’en souviens pas en tous cas. Et je sais que les circonstances affectent mon jugement du moment. Je ne veux pas le silence, je ne le supporterai pas. Et si je ne te revoyais pas ? Alors mon débit est spasmodique et il ne se tarit pas. Je ne me souviens pas de ce qu’il te porte, je ne sais pas si tu me reçois fort et clair. La communication, je suis bien placé professionnellement pour le savoir, c’est déjà complexe ; mais quand de pareilles contraintes affectent celui qui délivre le message comme celui qui le reçoit, que peut-il en être ?

Je te quitte, tu es fatigué : moi, c’est un rouleau compresseur qui m’est passé dessus. 1O minutes qui pèsent plus de 50 ans et qui ne me semblent que quelques infimes secondes.

Et puis sottement, je me dis que je dois à mon entourage un paraitre positif. Ce que je ressens a peu d’importance, ce que je ressentirais si j’abondais à la tristesse et aux blessures me détruirait. Ma vie est construite comme cela. Je suis parfaitement conscient du côté illusoire et dangereux pour ma santé de cette attitude mais qu’importe, c’est quasiment pavlovien. Et on ne se départit pas en quelques minutes de ce qu’on a su montrer toute une vie. Tant pis, et tant mieux et ou inversement.

Les jours passent, les messages se succèdent ; avec un rythme aussi chaotique que leur contenu. D’autres malades ont été détectés, la ligne Maginot a vécu.

Le yoyo des datas médicales reçues, retraçant tes journées s’apparente à un abominable ascenseur émotionnel, où la cage tombe dans le vide, s’arrête, reprend sa chute vertigineuse, s’arrête etc.

Le triste spectacle de la vie autour de moi me désole au lieu de me réconforter ; certes, il y a de beaux gestes de solidarité mais la méchanceté, l’agressivité, la violence qui m’avaient déjà affecté ces derniers mois, et j’avais eu l’occasion de l’écrire, en ayant été moi-même la victime, confine au paroxysme ; il y a un effet catalyseur, révélateur de tout ce que la bien pensance ne veut ni voir ni dire. C’est écœurant. Heureusement, je me suis réfugié dans mon petit monde et ma vie, c’est toi qui la rythme, du fond de ton lit de douleur. Tous les proches de mon cœur sont là, à leur façon, souvent démunis tant la cascade de violence que j’ai subie depuis 2 ans est effrayante et décourageante. Que dire de plus, comment faire naitre de la lumière alors que le vent mauvais ne cesse de vouloir éteindre les flammes de ma vie.

Nous sollicitons de l’institution une seconde autorisation à visite. Non seulement parce que tu es malade, mais parce qu’humainement la distance devient étouffante. Nous avons l’envie irrépressible et le besoin d’un échange. Une énergie contre une autre : avec au final le même objectif, vivre. Comme une famille.

Cela fait maintenant près de 3 semaines que la maladie va et vient. Nous ne savons pas comment nous allons te trouver. Est-on préparé à une telle situation ? Non, et nombreux sont ceux qui nous rappellent que la plus grande expérience à tous points de vue que nous ayons de cette pandémie n’a « que » 3 mois… Une éternité, mais seulement quelques jours.

Le rituel est le même. Peut-être si on s’attache au détail, on aperçoit alors ça et là une organisation dont l’élasticité commence à être étendue au maximum de sa capacité mécanique de résistance ce qui fait que çà et là, le process est moins maitrisé que lors de la première visite. Nous en revanche, nous sommes prêts à revêtir notre tenue de combat.

Lorsque je rentre dans ta chambre, tu as les yeux ouverts, mais on y lit plus de texte ; seulement une immense fatigue. La fatigue d’un lutteur épuisé par ces longues heures de siège où l’ennemi a déployé toute sa hargne pour vaincre. Ton visage n’est plus masqué en partie basse ce qui accentue la visibilité de ta fatigue. Mes deux compagnes de voyage sont plus marquées que lors de notre premier passage. Et si tu ne parles pas, tu voudrais le faire ce qui occasionne des gémissements, des agitations d’un corps longtemps inerte, et sans doute la montée d’une température excessive.

Ce qui est fascinant, c’est que je n’ai pas la même sensation : certes je te vois bien épuisé, mais je te félicite pour ton combat, les étapes franchies, je te raconte des petites histoires. Je n’ai pas le regard embué comme lors de ma précédente visite éprouvante, mais toi, ton regard est voilé.

J’entends des sons, auxquels je réponds par des mots apaisants. Je ne me projette en rien demain. Je prends le moment, je me raconte que tu es plus « vivant » physiquement que la semaine précédente. Je me raconte et au fond je le ressens, c’est étrange et infiniment troublant.

Lorsque je te quitte à nouveau, je ne me sens pas encore bouleversé. Mon mal être se développe dans les minutes qui vont suivre, lors de notre retour. Nous échangeons nos sentiments et seul le mien est un peu positif. Je me sens progressivement oppressé, coupable d’avoir mal vu, d’avoir été égoïste, de ne pas avoir compris que tu étais épuisé que tu en avais assez. Et pour appuyer ce mal être, en fin de soirée, une infirmière appelle pour nous dire que tu es fiévreux, très mal à nouveau. Mon Dieu : suis-je complètement passé à côté de ma visite. Moi, pour qui la vie fait souvent sens par le bonheur que je peux apporter aux autres, je me suis fourvoyé à ce point : c’est une ironie cruelle. Elle va me poursuivre toute une nuit.

Toute ma pensée va aller vers toi ; pour la guider, une bougie va bruler en continu à mes côtés, je vais la regarder vaciller, ou danser. Et si je me lève ce matin totalement endolori sur toutes les parcelles de mon corps, si j’ai une migraine atroce, je fixe cette flamme qui brule encore et je sais que tu es là. Le feu d’une bougie s’est métamorphosé en flamme de vie.

Une nouvelle journée commence, difficilement. Nous sommes tous trois épuisés. Un collier en plomb enserre nos épaules.

Ton médecin nous appelle ; il est venu te voir. Tu n’as plus de fièvre, il nous dit t’avoir demandé si tu souffrais ce à quoi tu aurais répondu je ne sais comment de façon négative, ta respiration est apaisée.

Sale Maladie qui avance au prix d’une politique de terre brulée. Il reste positif et déterminé à tracer avec toi un chemin. Il sait qu’il ne sait rien, il est juste pragmatique, nous offre son recul : il te trouve réactive, même si cela se traduit par de l’agitation et de la fièvre. Aurons-nous des répliques de ce mauvais voyage ? Peut-être, il serait malhonnête de nous assurer le contraire.

Alors, mon esprit s’apaise momentanément. Ohhhh, avec beaucoup d’humilité. Je sais que le combat n’est pas terminé, je sais que tu peux arrêter à n’importe quel moment cette lutte déloyale contre un adversaire fourbe s’il en est. Mais je sais que tu es toi. Je sais que tu feras tout ce qu’il te sera donné de faire. Je sais que ce médecin est consciencieux et empathique. Je sais que je ne sais rien sauf qu’à cet instant, je suis fier que tu sois là, PAPA.


Troisième regard …décalé

Alerte virus ! A diffuser massivement ! Une épidémie de quêteDeSens sévit actuellement sur les zones tempérées et en bonne santé. Il est temps d'agir...




Désapprendre une peur :

L’humain est excellent pour intégrer de nouvelles peurs quand une menace à sa sécurité se présente. Déconstruire une crainte est une autre histoire. Il faudra du temps pour «éteindre» la peur de contracter la COVID-19, prévient Marie-France Marin, professeure de psychologie à l’Université du Québec à Montréal, qui étudie l’apprentissage de la peur. …

Avant, quand on entendait une personne tousser à l’épicerie, on n’y portait pas attention. En point de presse, les autorités nous ont expliqué qu’en toussant à moins de 2 mètres d’un autre individu, un risque de transmission existe. Au même moment où l’on nous expliquait cela, on voyait le nombre de morts en Italie atteindre 800 par jour. On a compris que ça allait peut-être nous arriver. Maintenant, quand on entend quelqu’un tousser à l’épicerie – il a peut-être juste un chat dans la gorge, pas la COVID, on le fusille du regard!….

Il va falloir s’exposer graduellement à ce que nous redoutons, comme le ferait une personne qui a une phobie des araignées. On n’enverrait pas cette dernière directement à Fort Boyard dans les cages avec des araignées! Même chose pour nous.

On pourra un jour inviter la famille élargie à la maison. Les premières fois, ils vont arriver et on va surveiller: est-ce qu’ils toussent? On sera aux aguets. Puis, tout va bien se passer. Le cerveau va apprendre. On fera un autre souper et on aura encore un peu peur, mais moins.

Les gens n’iront pas tous à la même vitesse. Pour faire l’apprentissage de ce que j’appelle «l’extinction», ou l’apprentissage de la sécurité, ça prend un certain temps. Et ça prendra plus de temps pour les gens anxieux. …

https://www.quebecscience.qc.ca/sante/desapprendre-peur-covid/




 
 
 

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