Vers une nouvelle Humanité
- lauspez
- 18 mars 2020
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 21 janv. 2023
Je souhaite que cette période permette à chacun de progresser dans son humanité et sa spécificité.

Depuis jeudi soir, le signal a été donné et depuis hier midi, les instructions sont plus précises voire coercitives.
J’ai la sensation que nous sommes en train de remplacer l’agitation extérieure par une agitation virtuelle via les réseaux sociaux. Je m’interroge sur mon fonctionnement le plus juste en ce moment. Je sens le besoin de me retirer et l’envie de lire, partager et communiquer.
Certes mon activité professionnelle est impactée et probablement pour un temps certain mais je n’ai pas envie de profiter du virtuel pour compenser le manque de contact réel. J'ai la sensation que quelque chose de nouveau peut émerger si nous nous autorisons ce retrait.
Je ne suis pas sortie de chez moi depuis vendredi matin, où j’ai fait des approvisionnements standard (30 euros de dépenses) et je pense devoir aller me réapprovisionner en légumes frais et quelques autres nécessités d’ici la fin de semaine. Je n’utilise pas plus l’ordinateur ou les réseaux sociaux qu’avant, je continue à programmer mes journées et les activités (coaching par visio conférence au lieu de présentiel mais aussi des activités de bricolage qui attendaient les beaux jours) et hier soir, j’ai décidé de commencer une tournée des placards, c’est à dire vider un placard (celui de la salle de bain hier) et faire du tri.
Cette situation ne me semble pas extraordinaire car cela fait quelques temps que ma vie a basculé. Ceci n’a pas toujours été tranquille. La solitude, l’inconnu du lendemain, les peurs dont la peur du rien, parfois l’ennui je connais, je les fréquente. Mais aussi la spontanéité, la bonne surprise inattendue, les synchronicités me montrent le chemin.
Etre accompagnée et m’accompagner m’ont été fort utile dans cette période "chaordic"*.
En vrac, ce qui me vient :
le mental, qui se met à galoper, qui recherche des solutions, qui se projete sur demain ou après-demain avec des scenarii vécus dans le passé, plutôt que de laisser émerger les choses, qui souhaitent devenir réalité,
l’impression de ne pas avancer ou de ne pas faire assez si nous ne reconnaissons pas les petites choses et si ne sommes pas sensibles au "travail", qui se fait à notre insu. Je me remémore souvent l’image de la graine, que l’on plante dans la terre : rien n’est visible tant qu’une tige ne sort de la terre et ensuite, il ne sert à rien de tirer sur la tige pour la faire grandir plus vite,
l’absence de cadre, car ce dernier installe une structure et un rythme à la journée.
Ce matin, à la suite de ma méditation, je me suis mise à écrire ce que vous lisez. La méditation est un moyen qui apaise mon mental et me convient. Ce ne sera peut être pas le vôtre.
Je suis sortie sur le balcon et j’ai contemplé un papillon (pas si fréquent à Paris) et je rends grâce pour tout le chemin que j’ai fait qui me permet de « ne pas tirer sur la tige» et je reconnais l’abondance dans ma vie / la chance que j’ai (mon lieu de vie, mon entourage, ma santé, …)
Je prends soin de mon cadre et je le fais évoluer aussi souvent que nécessaire car un cadre est vivant.
Je tiens à préciser quand même que cela m’a demandé de la discipline et de la présence car depuis jeudi, bien sûr que des peurs et des instincts de panique m’ont traversés mais ils ne durent pas longtemps, des envies fréquentes d’écouter les informations, de consulter des messages, de prendre des nouvelles de mes proches ou d’amis, certains que je devais appeler depuis longtemps. Mais la aussi, cela dure le temps nécessaire et puis le réajustement se fait.
Comme chacun est amené à trouver son chemin pour vivre au mieux ce moment délicat, le coaching que je pratique permet à chacun de prendre du recul sur sa situation, de regarder son problème sous d’autres facettes et ainsi trouver des nouvelles solutions.
Pour conclure, nous sommes tous égaux devant l’inconnu, comme nous le voyons avec ce virus inconnu, mais bien sûr chacun avec sa spécificité (et pour le virus cela peut être ses fragilités physiques). Continuons à explorer cette situation inédite et inconnue et comme je le constate dans des informations venant d’Italie - qui sont confinés depuis plus longtemps - de belles prises de conscience émergent.
*Chaordic = mot anglais, qui désigne un état entre le chaos et l’ordre et d’où peut émerger le Nouveau.

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